Lot n° 117
Estimation :
100 - 200
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: 220EUR
[GUERRE 14-18 (Gaston de GIRONDE)]. MANUSCRIT. Mort de Gasto - Lot 117
[GUERRE 14-18 (Gaston de GIRONDE)]. MANUSCRIT. Mort de Gaston de Gironde. Lettre d’un adjudant du 16° Dragons à la Comtesse de Gironde. Cahier de format in-8, 12 pages ½. Suivi du journal d’un officier du 6 aout au 24 octobre 1914, 43 pages. Relié cuir bleu chagriné, filets dorés sur le dos, filet doré d’encadrement sur les plats, tranches peignées.
À la mobilisation de 1914, le lieutenant Gaston de Gironde commande le 2e escadron du 16e Dragons de la 5e division de cavalerie du général de Cornullier-Lucinière. Il a pour adjoint les lieutenants Henri Calloc'h de Kérillis, de Villelume, Gaudin de Villaine et Georges Ronin.
Le 9 septembre 1914 au soir, il se trouve à quelques kilomètres au sud-ouest de Soissons, non loin d'un village appelé Mortefontaine dans la ferme de Vaubéron.
L'escadron est encerclé et pourchassé par les troupes allemandes. À 22h, un paysan signale aux dragons français la présence d'une escadrille de huit avions allemands Aviatik stationnés pour la nuit à environ un kilomètre. Gironde ordonne l'assaut et, à 1h30, les 40 cavaliers chargent les avions allemands.
Gaudin de Villaine est tué par un tir de mitrailleuse installée sur une automobile, tandis que Gironde est mortellement blessé par cette même mitrailleuse. Le chef d'escadrille allemand est également tué lors de l'assaut et Kérillis gravement blessé, mais les huit Aviatik sont détruits. Du côté français, il y a 27 survivants dont 8 blessés.
Ramassé par deux de ses cavaliers, le lieutenant de Gironde est transporté à l'ambulance allemande installée dans le château de Vivières (Aisne), propriété de l'écrivain Henry Bataille. Il y succombe deux heures plus tard le 10 septembre.
« Le baroud d'honneur de l'arme du passé, la cavalerie, contre l'aviation, fer de lance des armées modernes. »
Il s’agit d’une copie de la lettre adressée à la Comtesse de Gironde et très probablement copiée par elle, comme le journal qui suit. Celui-ci commence au 6 aout et se termine le 24 octobre 1914. Il commence par le voyage pour regagner son régiment, et au jour le jour, les marches, contre-marches, combats, etc. tout ceci ponctué d’anecdotes telle que vers le 12 octobre « Mr Hanotaux venu il y a quelques jours constater le dommage indiquait l’ingénieux moyen de sauvegarder ses précieuses paperasses au passage des allemands. Sa femme chargée de la maison en son absence devait l’ouvrir toute grande et la mettre à la disposition de ces messieurs moyennant qu’elle serait épargnée… Pour un ancien ambassadeur quel manque de dignité ! ».
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