Attribué à l'atelier des Marcy, entre 1897 et 1906, d'après - Lot 68

Lot 68
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Attribué à l'atelier des Marcy, entre 1897 et 1906, d'après - Lot 68
Attribué à l'atelier des Marcy, entre 1897 et 1906, d'après Nicolas de Douai et Jacques de Nivelles, selon un modèle de Jacques d'Anchin Saintes, saints et apôtres d'après les figures de la chasse reliquaire de Sainte Gertrude de Nivelles réalisée entre 1272-1298 Sept statuettes en cuivre doré Hauteurs de 20,5 à 22,5 cm Usures à la dorure Provenance : Première facture datée de 1906 ; plusieurs collectionneurs privés successifs. OEuvre de référence : -Nicolas de Douai et Jacques de Nivelles, selon un modèle de Jacques d'Anchin , Châsse de Sainte Gertrude de Nivelles, 1272-1298, reliquaire en cuivre, or argent, pierres et émaux, en partie détruite, Collégia le Sainte-Gertrude, Nivelles. OEuvre de comparaison : -Italie ou France, d'après Nicolas de Douai et Jacques de Nivelles, selon un modèle de Jacques d'Anchin, Sainte Agnès, fonte de 1897/1908, cuivre doré, H. 22,1cm, Washington, National Gallery of Art, n°inv. 1942.9.283. Littérature en rapport : - Western Decorative Arts, Part I: Medieval, Renaissance, and Historicizing Styles including Metalwork, Enamels, and Ceramics, p.54-55. - Robert Didier, " Faux ou répliques d'après les statuettes de la châsse ", dans Un trésor gothique : la châsse de Nivelles, Cat Expo. Cologne, Schnütgen-Museum, 24 novembre 1995 - 11 février 1996 ; Paris, musée national du Moyen âge-Thermes de Cluny, 12 mars - 10 juin 1996, Paris, RMN, Ss dir. Viviane Huchard, pp.188 et suiv. Cette série de sept statuettes en cuivre doré témoigne de l'engouement pour les collections d'objets d'art médiévaux à la fin du XIXème siècle et des dispositions prises par le marché pour répondre à l'appétit grandissant du collectionnisme, à travers la diffusion de répliques d'oeuvres les plus insignes du Moyen Age et de la Renaissance. Ces saints ont en effet été réalisés à partir des éléments du chef-d'oeuvre de l'orfèvrerie gothique mosane, la châsse reliquaire de l'église Sainte-Gertrude à Nivelles. Cette châsse, remarquable miniature d'église gothique, est documentée comme une oeuvre des orfèvres Nicolas de Douai et Jacques de Nivelles, suivant un modèle du moine orfèvre Jacques d'Anchin réalisée entre 1272 et 1298. Cette oeuvre exceptionnelle qui mesurait 180 cm de long et 54 cm de haut a connu une histoire prestigieuse et tumultueuse : elle fut notamment bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale : 337 fragments ont heureusement survécu et sont désormais conservés dans le trésor de la Collégiale. Auparavant, la châsse avait fait l'objet d'un moulage complet en 1897 par le Service des moulages des musée royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles. Cette pratique a contribué à la multiplication des reproductions des figures de la châsse, tout comme ce fut le cas des moulages et galvanoplasties réalisés d'après les oeuvres médiévales et Renaissance les plus insignes conservées dans divers musées européens, et dont le but premier était didactique. En raison du caractère très gracieux et élégant des figures de la châsse de Sainte-Gertrude, les répliques se sont multipliées au tournant du XIXème siècle en prenant, la majorité du temps, le statut d'originaux d'époque gothique. Un certain nombre de ces oeuvres furent acquises par de célèbres collections privées ou institutionnelles, à l'instar de celle de la National Gallery of Washington qui conserve une réplique de sainte Agnès. Dans son article publié dans le catalogue d'exposition sur la Châsse de Sainte Gertrude de Nivelle en 1996, l'historien d'art Robert Didier reprenait l'hypothèse d'une production d'un atelier actif en Italie ou à Paris, peut-être celui d'un des faussaires les plus talentueux du début du XXème siècle, Louis Marcy, alias Luigi Parmeggiani (1860-1945). Né en Italien en 1860, Luigi Parmeggiani s'est formé dans un atelier de bijouterie avant d'entrer en 1887 comme apprenti dans l'atelier de faussaires de Victor Marcy à Londres, puis à Paris. Tout en ayant des activités d'anarchistes, il a exercé avec succès une activité de marchand d'art et d'expert. Il a poursuivi l'activité de faussaire de la famille Marcy, tout en épousant l'héritière dont il prend le nom de jeune fille. Les répliques réalisées par l'atelier des Marcy, d'une qualité d'exécution indéniable, sont désormais considérées comme d'intéressants témoignages d'une histoire du goût et du collectionnisme au début du XXème siècle, tout autant que de précieux souvenirs de l'oeuvre originale, en raison de la destruction partielle et malheureuse qu'elle a subie en 1940. Expert: Cabinet Sculpture & Collection, Mme Elodie Jeannest de Gyvès et M. Alexandre Lacroix
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