RENÉ LALIQUE (1860-1945) - Lot 523

Lot 523
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RENÉ LALIQUE (1860-1945) - Lot 523
RENÉ LALIQUE (1860-1945) « La Sylphe ailée » dite souvent « La Nymphe ailée », le modèle conçu vers [1898] Broche en or jaune. Les ailes et la base de la nymphe réalisés en émail plique-à-jour ; vert clair, vert foncé. Chaque aile reçoit 42 petits diamants ronds sertis et de taille ancienne, taillés en rose pour certains - huit remplacés et de taille moderne. L’épingle en or rose. Circa 1900. Signée LALIQUE, au revers. Hauteur : 4 cm – Longueur : 8 cm Poids brut : 14,39 g Légères fissures sur plusieurs réserves en plique-à-jour ; 8 diamants remplacés, non d’origine et de taille moderne. Cette œuvre est visible jusqu’au 20 octobre au cabinet de l’expert Emmanuel Eyraud – 27 rue Saint-Dominique 75007 Paris – Tél. +33.(0)1.45.54.97.51 - @ : info@eyraud-expert.fr Collection publique et œuvre en rapport : Lalique Museum, Hakone (Japon) – Un modèle identique est conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire 755. Expositions et œuvres en rapport : - The Jewellery of René Lalique – Goldsmiths’ Company, Londres, du 28 mai au 24 juillet 1987. Un modèle identique présenté lors de cette manifestation (n° 136). - René Lalique – Musée national d'art moderne, Tokyo, du 23 mai au 12 juillet 1992. Un modèle identique présenté lors de cette manifestation (n° 104). Bibliographie : - Vivienne Becker – The Jewellery of René Lalique – Catalogue de l’exposition organisée à la Goldsmiths’ Company, Londres (28 mai – 24 juillet 1987), Éditions Goldsmiths’Company, Londres, 1987. Un modèle identique, référencé sous le numéro 136 du catalogue, reproduit page 141. - Yvonne Brunhammer (dir.) – The collection of Lalique Museum, Hakone – Éditions Hakone Rarikku Bijutsukan, Hakone, 2005. Un modèle identique reproduit en couverture, ainsi que pages 108 (détail) et 109. Bibliographie et œuvre en rapport : Sigrid Barten – René Lalique, Schmuck und Objets d’art, 1890-1910 – Monographie und Werkkatalog – Prestel Verlag, Munich, 1977. Notre œuvre à rapprocher du modèle référencé sous le numéro 567 du catalogue, reproduit page 297. Ventes publiques et œuvres en rapport : - Magnificent Jewels – Vente Christie’s du 17 novembre 1988, Genève. Un modèle identique présenté sous le numéro 490 du catalogue et reproduit page 221. - Important Jewellery by René Lalique – Vente Sotheby’s du 20 novembre 1996, Genève. Un modèle identique présenté sous le numéro 30 du catalogue. - Bijoux modernes et anciens – Vente Audap Mirabeau, Hôtel Drouot, Paris, 10 décembre 2014. Une broche identique présentée sous le numéro 166 du catalogue. René Lalique, « l’inventeur du bijou moderne » Célébré dans un second temps comme un maître de la verrerie Art Déco, René Lalique (1860-1945) fut auparavant une figure majeure de la joaillerie, à l’époque Art nouveau, qu’il révolutionna. Après un apprentissage à Paris, il débute comme dessinateur concepteur auprès de prestigieuses maisons telles que Cartier, Vever ou encore Boucheron avant de voler de ses propres ailes. Son talent de dessinateur, sa virtuosité technique et sa sensibilité artistique s’imposent rapidement, à tel point qu’il sera très vite reconnu comme [l’inventeur du bijou moderne] par Émile Gallé (1846-1904) et ses contemporains. Lalique conçoit ses bijoux comme des œuvres d’art totales ; chaque pièce nait d’une réflexion autour de la forme, de la lumière et de la couleur – éléments qu’il traduit dans ses dessins d’une grande qualité d’exécution. Il porte une attention scrupuleuse aux détails, imaginant des architectures miniatures qui transcendent la simple parure. Son rapport intime à la nature, développé dès l’enfance, s’affirme dans ses créations, typiquement Art nouveau. Apparaissent alors des bijoux de typologies diverses, fidèles aux goûts de l’époque – broches, pendants, colliers de chien, épingles à cheveux – et aux décors variés, principalement inspirés de la nature et de la figure féminine, rendus dans des matières nouvelles. Visionnaire, il introduit dans la joaillerie les pierres semi-précieuses, le verre, l’émail, le cuir ou encore la nacre – souvent préférés aux pierres précieuses, jusqu’alors dominantes dans la création joaillière. Ses œuvres, aux couleurs chatoyantes et aux lignes organiques, séduisent rapidement la haute bourgeoisie et les grandes figures artistiques, à l’instar de Sarah Bernhardt (1844-1923). En 1900, lors de l’Exposition Universelle à Paris, le succès est éclatant : ses bijoux modernes, par leurs formes, leurs sujets et leurs matériaux cassent les codes établis et fascinent un large public. En faisant dialoguer formes de la nature, singularité du dessin et innovation, René Lalique élèvera le bijou au rang de véritable manifeste esthétique et inaugurera une modernité durable dans l’histoir
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